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Résultats de l'enquête menée depuis Avril 2008.Nous tenons à remercier toutes les personnes (406 questionnaires complets) qui ont bien voulues répondre à notre enquête depuis avril 2008. Celle-ci est toujours en ligne pour tous ceux qui souhaiteraient apporter leur concours. Nous tenons gratuitement à disposition de tous les organismes de recherche, journalistes et autres professionnels, les résultats bruts et détaillés afin qu'ils puissent faire leurs propres analyses. Les informations recueillies nous ont permis d'élaborer un nouveau formulaire d'enquête qui sera mis en ligne en janvier 2009 afin d'approfondir certaines questions qui sont apparues suite à l'analyses de ces premiers résultats. Nous ne manquerons pas de vous soliciter à nouveau, car nous avons créé le Derfen alors que rien ne soulageait les chevaux, nous mettrons tout en oeuvre pour comprendre ces allergies, croyez nous ! Merci encore.
1/ Plus de 1/3 des démangeaisons NE SONT PAS liées à la fameuse Dermite estivaleZones touchées
 Les zones touchées par la DERE sont clairement ressorties de l’enquête (en orange sur le schéma). Cependant d’autres zones, non concernées par cette pathologie de Dermite estivale Récidivante ont été largement renseignées (en bleu dans le schéma), les deux principales étant le ventre et les membres. Il parait donc évident que l’apparition de démangeaisons en période estivale ou douce (printemps/automne) est très largement associée à la DERE. La confusion qui se fait entre DERE et allergies cutanées diverses montre de façon nette le besoin d’informations du grand public sur la famille des allergies cutanées, notamment pour pouvoir mettre en place des traitements efficaces. Par ailleurs, les analyses des différentes questions posées à notre service client confirment cette confusion puisque la même proportion de contacts indiquent des démangeaisons hors des zones de DERE, pouvant se prolonger durant la saison hivernale. Par ailleurs, beaucoup d'équidés semblent présenter les même zones de grattage que celles de la DERE mais même avec des couvertures, des dommages sont encore constatés alors qu'un cullicoïde NE PEUT PAS piquer au travers d'une couverture. Nous mettrons très prochainement en ligne des dossiers sur les différentes allergies cutanées, si proches de la DERE.
2/ DERE et autres allergies : la fin de certains préjugésLes allergies cutanées, notamment la DERE ne sont pas liées au sexe de l’animal, ni à la couleur de sa robe ou particularité. Certaines races semblent peut être plus propices aux allergies mais aucun élément concret pour le moment ne nous permet de l’affirmer et ce sera l’objet de la prochaine enquête de l’Observatoire Animaderm. Répartition par couleur de robe
 Répartition par race (chevaux) agrandir l'image
 Répartition par race (poney)
 Particularité de robe

Répartition par sexe
 Nous n'avons pas retenu les réponses concernant les chevaux de traits et les ânes, du fait de leur nombre insuffisant.
3/ L'âge d'apparition des allergies cutanées : très souvent vers 3 ansIl semble que les allergies apparaissent relativement tôt, ce qui peut se traduire par plusieurs hypothèses : - Les allergies sont de plus en plus répandues et touchent beaucoup plus de chevaux - Les propriétaires de chevaux s’interrogent plus aujourd’hui sur ces pathologies qu’auparavant - L’acquisition d’un équidé se faisant entre l’âge de 2 et 5 ans majoritairement, les résultats sont cohérents avec les habitudes d’achat. 
4/ Les allergies cutanées : une saisonnalité majoritairement confirméeLa durée moyenne en mois des allergies semble cohérente par rapport la saisonnalité connue (entre 5 et 8 mois) et doit être associée aux climats des différentes régions. Cependant, un certain nombre de réponses indique une absence de saisonnalité confirmant encore la confusion entre DERE et autres problèmes cutanés . Mois de début des allergies
 Mois de fin

5/ Le mode de vie de l'équidé : une question à creuser...Il apparait une réelle différence entre les équidés vivants dehors jour et nuit et ceux rentrés au box le soir et une confirmation étonnante de l’augmentation du nombre de cas touchés au printemps, bien plus qu’en été. De plus, la proportion tend à augmenter pour les chevaux au box la nuit en été et en automne alors qu’elle semble diminuer pour les équidés restant à l’extérieur la nuit sur ces deux saisons. Ces résultats nous entrainent à pousser nos recherches lors de la prochaine enquête pour obtenir des réponses plus précises. 
6/ L'alimentation, beaucoup de points d'interrogationsD’un point de vue alimentaire, les rations tendent à diminuer à l’approche de la belle saison et encore plus fortement en été. Si le foin donné diminue du fait de la présence d’herbe plus abondante, la diminution des autres apports peut s’expliquer par plusieurs éléments que nous tenterons d’approfondir lors de la prochaine enquête : - La baisse d’activité des chevaux dits de sports (notamment par l’arrivée des vacances et des mises au pré) - L’abondance des pâtures rendant moins évidents les besoins en compléments alimentaires - L’estimation de besoins réduits par les propriétaires du fait de la chaleur, à l’identique du régime alimentaire humain Nous estimons que plus d’un tiers des cas d’allergies cutanées que nous avons recensées depuis avril ne sont pas dues à des insectes saisonniers. Les questions posées aux contacts, les analyses de sang effectuées à notre demande et qui nous ont été transmises, soit par des particuliers soit par nos équipes vétérinaires sur notre propre cavalerie, font ressortir une proportion inquiétante d’allergies non saisonnières et plus spécifiquement aux acariens de stockage (tyrophagus putrescentiae). En clair, un certain nombre d’allergies cutanées recensées semble être le résultat d’une alimentation déséquilibrée ou mal dosée. Bien entendu, cette analyse n’insinue pas que les propriétaires de chevaux ayant répondus ne prennent pas soin de leur équidé, bien au contraire mais simplement que les modifications de mode vie des chevaux de sport ne prennent pas toujours en compte les besoins nutritifs essentiels que les chevaux trouvaient eux même auparavant dans les pâtures naturelles. Un grand nombre de contacts nous fait également l’apologie des drainages hépatiques ou autres thérapies de fond. L’utilisation de plantes dépuratives devient « tendance » et semble apporter quelques résultats mais de courte durée, l’alimentation n’étant, elle, pas modifiée. 
Consultez également notre dossier spécial concernant les différentes dermatites connues et leur principaux symptômes et traitements
Accéder au questionnaire de l'enquête 2008 Voir les cartes mensuelles par région Toutes ces informations sont la propriété exclusive d'Animaderm Tout droit de reproduction interdit Attention, l'analyse faite de ces données est à titre indicatif et selon notre interprétation et les données entre notre possession, non publiées.
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